Et patati et patata, toute la journée ça n'arrête pas !

Et patati et patata, toute la journée ça n'arrête pas !

Hallo le Monde.
Je suis Kanha, et je vais te conquérir. C'est mon plan. Pour commencer, je vais devenir riche et célèbre. Ensuite, je serais présidente des Etats-Unis, et je balancerai de bombes atomiques partout. Et après je partirai sur le Lune avec les gens que j'aie pour pas me faire tuer par les survivants.
Mais là n'est pas la question.
Si - non, en fait c'est pas si, parce qu'à mon avis les gens qui vont lire ça ce sont ceux qui me lisaient avant mais passon - vous vous souvenez de moi, je suis Kanha - oui, je sais, c'est marqué aus dessus, je me merde moi-même, voilà - la merveilleuse auteuse de Besessen-und-verloreN, qui récemment s'est arrêtée, fauchée en pleine jeunesse ... Oui, enfin au quinzième chapitre, mais j'y peux rien moi il se passait trop de trucs dans un seul chapitre, alors c'était obligé d'être un peu court ... Bref, cette fic, pour prévenir le monde qui est déjà au courant, c'est du TWINCEST.

Je reprends le Petit lexique de BundV parce que je vais pas faire chier à en retaper un quand nom de d'nom. Nan mais. Donc :

Yaoi : romance homosexuelle
Lemon : acte sexuel détaillé
Lime : La même chose mais en moins bien
POV : Point Of View, c'est à dire que l'histoire et racontée du point de vue d'un des personnages qui d'exprime en disant "je". Ce qui n'est pas POV est narratif = point de vue externe - omniscient.

Guide des couleurs :
" - Bill " " - Tom " " - Georg " " - Gustav "
" - Karl " " - Andreas " " - Kat " " - Lena "
[ hey hey je suis géniale ! ] remarques de l'auteure - c'est mwa, il faut surligner pour lire.

Ensuite, parlons un peu de Dunklen-Licht.
Ce titre, éminemment poétique, signifie "Lumière sombre", ce qui bien sûr est un oxymore dont la valeur n'a d'égale que la poéticité profonde. Ensuite, normalement, ce sera éminemment glauque.
Aujourd'hui, je suis en trip sur éminemment - je précise, au cas où ça se verrait pas.
Ce sera glauque, et celà est une séquelle des troubles psychologiques que causa à mon esprit le fait que le premier clip de Tes Haches que je vis fut "Rette mich". Par conséquent, j'associe et associerai toujours Bill a cette tête de dépressif et cette glauquitude extraordinaire qui règne dans ce clip.
Autre précision : Bill et Tom ne sont pas frères.
*S'auto-flagelle* Nan mais à force de faire tous les trucs que j'avais dit que je ferais jamais - genre utiliser skyrock, ça ... - ben je vais me retrouver en slim oO. Enfin, peut-être pas à ce point ...
De toutes manières, il le fallait. Sinon, je serais retombée dans la même chose que ce que je venais de faire. Et ça aurait craint plus encore - Comme DENVER le dernier dinosaure c'est mon ami et bien plus encore !
Bon ...
Ben à plus, quoi. Amusez-vous bien. COMMEZ-MOI *o*.
Kanhaïne

# Posté le jeudi 24 janvier 2008 14:05

Modifié le dimanche 27 janvier 2008 08:12

Prologue - Ich schäff's nicht allein hier raus

Prologue - Ich schäff's nicht allein hier raus

Cinq heures du matin, un genre de club à Berlin. Tout est silencieux. Le brun s'agite. Il ouvre, ses yeux, sa vision n'est pas très nette. Il essaie de se lever, titube un peu, se rattrappe au mur, retrouve son équilibre et se prend la tête dans les mains. Ca cogne furieusement à l'intérieur. Une fois encore, il a trop bu. Il attrappe son blouson sur le fauteuil où il était affalé, regarde autour, cherchant dans la masse de corps avachis celui de la personne qui l'intéresse.
Il s'avance vers la blonde à l'opulente poitrine, et la secoue par l'épaule - épaule découverte. Elle soupire, et lui murmure quelque chose. Il aquiesce et se dirige maintenant vers le bar, passe derrière, se remet en état devant le miroir, puis se baisse et prend un petit paquet dans l'un des placards. Etalé sur le bar, il y a un blond dont le torse est dénudé. Il le regarde avec une espèce de mélancolie, puis se détourne. Il y a des épisodes sentimentaux de sa vie qu'il aimerait bien oublier.
Des épisodes de sa vie tout court, d'ailleurs.
Il l'ouvre. A l'intérieur, il reste quelques petits comprimés de couleurs vives et à l'allure sympathique. Ils ont circulés bon train hier soir. Il en prend deux pour son usage personnel, "au cas où", et remet le reste en place. Ca s'écoulera le lendemain - aujourd'hui, en fait.
Maintenant, il s'approche, de son pas mal mais de plus en plus assuré, du grand type avec les mèches rouges. Il se penche vers lui et ses cheveux lui effleurent le visage. Il espère qu'il pourra le réveiller - il lui en voudrait s'il partait sans lui dire au revoir.

" Karl ? "

Ses paupières se soulèvent lentement, papillonnent un peu, sans doutes s'attend-il à être ébloui par une quelconque lumière. Mais il est cinq heures, il n'a rien allumé et le mince éclairage est celui des rues qui arrive par les fenêtres minuscules et par la baie vitrée au plafond.
Il chuchote quelque chose qui fait sourire l'autre.
Ils s'embrassent et se disent au revoir.
Là, il doit rentrer, et s'il le peut dormir une heure ou deux. Demain, rentrée universitaire. S'il avait été plus sérieux, il ne serait pas sorti. Mais Karl lui avait demandé de venir, et sortir, comme ça, regarder les autres s'atomiser la gueule, boire trop, il y avait des jours où il en avait besoin. Hier soir, par exemple. Il ne s'en rend pas compte, mais c'était simplement une manière d'oublier qu'il stressait à l'idée de cette "rentrée". Même s'il est à Berlin depuis un an maintenant, une "rentrée", c'est toujours un plongeon dans l'inconnu, et l'inconnu, quoi qu'il puisse tenter de se faire croire, ça le terrifie.
Besoin. Pas forcément envie, juste besoin.

# Posté le dimanche 27 janvier 2008 07:13

Modifié le dimanche 27 janvier 2008 12:13

Chapitre 1 - Bambidim Tchak Tckackitti

Chapitre 1 - Bambidim Tchak Tckackitti

POV Tom

Rentrée. piou, je flipperais sans doutes à mort si j'étais tout seul pour affronter ça. Je me sens un peu petit ici. Mais Gustav et Georg débarquent avec moi, et normalement je devrais retrouver Andy. On est plus ou moins resté "in touch", mais ça fait quand même un an qu'on ne s'est pas vus. Je me demande à quoi il ressemble maintenant. Je ne pense pas qu'il puisse avoir beaucoup changé. Certainement toujours aussi blond et festif. Il doit se sentir bien, ici. Je déstresse ... Pour moi aussi, tout ira bien, merci. Lena m'embrasse dans le cou, je lui souris. Elle aussi m'a suivi. enfin non, c'est pas exactement l'idée. Venir à Berlin ... C'était une décision collective, pour s'enfuir, un peu ... Et puis Andreas avait l'air tellement content de s'être taillé ... C'était hors de question de rester à se faire chier à trouland-en-ex-Allemagne-de-l'Est alors que lui avait cessé de moisir là-bas. A propos, ça serait chouette de réussir à tomber sur lui.
Cherchons-le donc. On ne doit pas suivre exactement les mêmes cours, mais on devrait bien réussir à se croiser. Au moins dans un couloir.

[ ... ]

Il parle toujours autant. J'arrive même pas à savoir quand il respire tellement il parle. Enfin, en substance, il est méga-heureux ici, ses soirées sont fort remplies. Et il est très content de nous voir, nous aussi Andy, merci merci. Tout à coup une voix l'interrompt abruptement.

" - Tom ?
- Ah, salut tafiole. T'as dessaoulé ?
- Bonjour salope. Toi aussi t'as l'air d'avoir plutôt bien récupéré.
- Bill !? Mais que ... "


Ah oui, c'est vrai que quand il était parti, il avait déménagé pas loin de Berlin ... Mais bon, je ne m'y attendais quand même pas. Si je suis réjoui de le retrouver, c'est loin d'être le cas de Gus et Georg. Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi ils ne l'aimaient pas.

" - Oh ! Gustav ! et Georg ! En fait, peut-être que je comprends. Et ... qui es-tu ? demande-t-il en souriant à Lena, qui lui sourit alors de même.
- Lena.
- Mais encore ?
Il suit son bras des yeux. Ah d'accord. T'as bon goût.
- Merci.
- Et imagine deux secondes que j'ai parlé de ses vêtements ?
- ... Pfft.
Il prend l'air exaspéré, mais ne tient pas longtemps.
- Alors comme ça vous voilà ?
- Comme tu vois. T'es très perspicace.
- Je pensais vraiment pas te revoir un jour, tu sais.
- On dirait que ça te fait plaisir.
- Un peu. Allez, raconte, c'était comment ces années de plus dans le trou du cul du monde ? "


[ ... ]

Il n'a pas changé de visage, sauf qu'il s'est un peu aminci, mais ses cheveux ont poussé, toujours teints, et il a grandi, bien sûr, il est incroyablement élancé, et toujours incroyablement beau, et gentil - avec moi en tout cas, parce qu'il ne s'entend définitvement pas avec Georg et Gustav qui le lui rendent bien, et sa relation avec Andreas est bizarre : ils n'ont pas l'air de ses détester, mais est-ce qu'entre amis on s'appelle " tafiole" et "salope" avec ce ton si méprisant, tellement distant ? Bah, peu importe. Il faudrait qu'on m'opère le cerveau pour enlever cette partie qui a trop tendance à se mêler de ce qui ne la regarde pas, et à se faire trop de souci pour les autres. Mais c'est risqué, d'opérer la cervelle ...
Il y a peut-être quelque chose de changé dans son regard - mais je suppose que dans le mien aussi, et que c'est pareil pour tout le monde, on ne reste pas un enfant toute sa vie. Il se plait beaucoup ici lui aussi, mais il n'est ni aussi enthousiaste ni aussi satisfait qu'Andreas. Il est de nature insatisfaite, mais je pensais que c'était du à cette ville, à ce coin pourri ... Mais en fait, ça doit faire partie de lui.
Moins viril que jamais, mais en même temps il n'est pas maniéré et reste très naturel, si on excapte l'abondante couche de khôl et divers eyeliners qui lui barbouillent les yeux. Sa voix et plus posée que dans mes souvenirs, mais évidemment ceux-ci ne datent pas d'hier. Donc, malgré cette couche de maquillage on remarque aisément qu'il est crevé. Pourtant, normalement, les vacances c'est fait pour se reposer. Même s'il sourit, parfois quand il parle on le sent sombre. Il faudrait que j'arrête de penser à des trucs comme ça. Sérieusement. S'inquiéter, ça donne des rides.
Il n'a jamais été très "joyeux", même si je peux personnellement me vanter de l'avoir beaucoup fait rire et sourire. Après tout ça fait quoi ... Trois ans qu'on s'est vus pour la dernière fois, c'est normal que je ne le reconnaisse pas tout à fait - et puis moi aussi, je suppose que j'ai changé. Et en fait, on - il - a balayé tout ça en quelques secondes. Aucune gêne. Il est comme ça.
Et en fait on était super proches, avant, on était ... " meilleurs amis". Assez inséparables, et à l'époque, je pense qu'on n'imaginait même pas que ce soit possible pour nous de passer trois ans sans se voir. Mais c'est arrivé quand même. Donc, très prochez, oui. Je ne me souviens pas de journées passées sans le voir, lui parler, ou lui téléphoner. On se bombardait de textos innutiles. C'était peut-être pour ça aussi, que les autres ne l'aimaient pas.
Bref, cette journée fut en somme fantastique, parce que Berlin c'est classe, les gens sont classe - si on généralise - , tout s'est bien passé, et retrouver Andy et Bill c'était ... fantastique.
Il faut que j'arrête mon délire sur Berlin, ça fait trop provincial attardé, et aussi que j'arrête de sourire tout seul. Gustav; Georg et Andreasont pris des apparts en colloc' à l'extérieur, mais Lena, Bill et moi vivrons dans l'internat de la fac. C'est pas trop mal foutu, objectivement, et je pense que je réussirai vite à m'approprier la pièce. C'est assez grand, et au dessus de mes espérances.

Bill m'a "invité" à passer le voir vers -- eh c'est dans cinq minutes ! Wouh. Sa chambre, je suis sûr qu'elle lui ressemble. Il déteint sur tout ce qui l'entoure - avant, il déteignait pas mal sur moi, aussi, et je me demande si cette fois je saurais me soustraire à son influence maléfique. Hum, je pars tout seul dans un vieux trip. Ca dépendra beaucoup de ce qu'il devient, je pense. Bon, allons-y. Je ne vais pas me faire attendre, non plus. Je sors, ferme la porte. 208, m'a-t-il dit. Ca doit pas être bien loin.
Aha ! La musique au volume un peu élevé et le numéro au-dessus de la porte semblent indiquer sans qu'on puisse s'u méprendre le moins du monde que je touche au but. Je suis pas certain qu'il entende si je frappe, mais essayons quand même. Le monde appartient aux audacieux. Cette citation ne s'applique par forcément exactement au contexte, mais je ne suis pas pointilleux avec mes pensées.
Contre toute attente il semble entendre et le vaca -- la musique s'arrête, avant qu'il ne vienne m'ouvrir. Il a l'air un peu HS, je suppute qu'il rattrapait des heures de sommeil. Dans ce bruit. Parfaitement, tout à fait.

" - Ha ... Tom. T'es ponctuel.
- ... Je te dérange, peut-être.
- Non, nan ... C'est pas comme si je pouvais vraiment me reposer. Reste pas là, entre donc "
, dit-il en se dégageant de l'entrebaillement de la porte. Eh gros malin, j'étais sensé entrer comment ? Je le suis.

La lumière est assurée par une ampoule nue pendant du plafond, fils apparents, et deux lampes situées à un bout et à l'autre de la pièce qui donnent une lueur vaguement rougeoyante.
Sur les murs, on a balancé de la peinture rouge et noir qui fait de grandes taches sur la blanche originelle que l'on apperçoit encore en dessous par endroits. Des mots et des phrases sans lien apparent entre eux sont écrits sur ces mêmes murs, en blanc sur le noir et en noir sur le reste. Parfois, ce n'est rien. D'autre sont gênants. " Immondice " " Je n'ai pas voulu ça ". Dans un coin, près de la porte, on trouve " Heureux hasard ", aussi. Bon, j'arrête ici ma lecture. Ca me met mal à l'aise, je trouve ça indécent.
A part la déco, ce que je remarque surtout c'est que c'est le bordel. Rien n'est rangé, ou en tout cas pas au sens habituel du terme, il y a un bureau mais j'ai peine à croire qu'on puisse ne serait-ce qu'y poser une feuille de papier, les livres et les vêtements s'empilent par terre, les feuilles chiffonées s'accumulent autour et dans la corbeille, et évidemment, une immense pile de CD tient en équilibre précaire à côté d'une chaine équipée d'enceintes qui ont du coûter une fortune.
Par contre, le lit est fait. Bizarre, ce désordre, je me le rappelais comme plutôt maniaque.
Cette chambre est exagérément glauque et sombre. On dirait qu'il s'enferme sciemment, volontairement dans cette atmosphère un brin oppressante. Je me permets d'ouvrir la fenêtre. Ah, je me sens mieux.
Etrange, tout cela. Effectivement, il peut s'en passer des choses, en trois ans.
Le flot de ses paroles est constant, il n'arrête pas, parlant de tout ce qui lui passe par la tête. Il finit par s'interrompre un instant, puis demande :

" - Mais en fait, c'est quoi ce débarquement en groupe ?
- Disons ... Qu'on s'est collectivement aperçu qu'on en avait plus que marre du "trou du cul du monde".
- Ca se comprend.
- N'est-ce pas ?
- Et cette Lena, tu la sors d'où ? Je m'en souviens pas du tout ...
- Tu l'as pas connue. Elle est arrivée un an après ton départ.
- Ah.
Une espèce d'ombre passe assombrit momentanément ses traits, mais son sourire la chasse aussitôt. Plutôt mignonne.
- Je trouve aussi.
Sans blagues ? Pourquoi tu vis ici, au fait ? Si je me souviens bien, ton père ... Enfin t'aurais largement les moyens de vivre à l'extérieur, non ?
- C'est pas ... On n'est plus vraiment en contact. Et avec ma mère non plus, au cas où tu voudrais savoir.
- Oh. "


Des questions me brûlent les lèvres, mais je n'ose pas les poser, elles me semblent ridicule, gamines et déplacées : pourquoi n'est-on pas resté ... "en contact" ? Pourquoi n'a-t-il progressivement plus répondu à aucun de mes appels, et si peu souvent à mes textos que j'ai fini par croire qu'il m'avait vite oublié ? D'ailleurs, peut-être que c'est le cas et qu'il joue la comédie. C'est une piste à ne pas négliger. Comment est-ce qu'on a pu se perdre si totalement de vue alors qu'on était tellement ... Je ne le regarde pas en face, et une gêne palpable s'installe. Ca me déplait.

" Il y a eu des moments difficiles ", dit-il, semblant deviner à quoi je pense. Il ne s'excuse pas, ce n'est pas ça. Il expose un fait, c'est tout. Avec un froid détachement, comme si ça ne le concernait pas.
" Des moments difficiles ". Pour moi aussi, il y en a eu. C'est dans ces moments là que j'ai eu besoin de lui, dans ce genre de moments qu'il aurait du avoir besoin de moi. Il n'a pas l'air disposé à m'en dire plus, alors mieux vaut laisser ça de côté pour l'instant. Je prends l'initiative heureuse pour mes jambes de m'asseoir sur la chaise du bureau, qui a l'infinie chance de n'être recouverte de rien.
" T'assistes à quels cours ? "
Il semble content que je prenne la parole et s'empresse de me répondre. On en a plein en commun, et ça c'est bien. Ca évite beaucoup d'inconvénients, comme les incompatibilités emplois-du-temporelles.
On bavarde, on bavarde et à un moment quelqu'un frappe. Il se lève et va ouvrir. Et sur le seuil, il ne s'agit pas moins que ... d'Andreas. Ah bon. Mais qu'est-ce qu'il fout encore là ?

" - Qu'est-ce qu'il y a ?
- Kat m'a demandé de -- ah, tiens, re-salut, Tom. Donc, euh ...
- Oui ?
- Elle dit que si tu veux bien, je peux ... Que tu n'as pas besoin de te déplacer ce soir, parce qu'elle est beaucoup beaucoup trop gentille avec toi, elle trouve que t'as pas l'air super en forme et que tu pourrais --
- Me reposer. Putain ...
Il me jette un bref coup d'oeil et parcourt sa chambre des yeux, à la recherche d'un inspiration soudaine ou d'un signe pour savoir quoi répondre. Sa quête reste vaine. Okay. Mais dis-lui que je vais très bien. Et j'aimerais que vous vous mettiez tous ça dans le crâne : je vais très bien.
- Mais oui. Bon, à plus.
Et il ressort. Andreas, plus rapide que la lumière.
- De quoi il parlait ?
- De rien d'important.
- Ah, vraiment ?
- Dis, tu vas pas lui manquer à ta Lena ?
Ah carrément, on me chasse.
- ... Qu'est-ce que j'ai dit ?
- Rien, rien, mais ...
- J'aime pas tellement qu'on me prenne pour un con.
- Ce n'est pas --
- Non, mais c'est bon. Allez, à demain.
- A demain.
Toute trace d'enthousiasme a brusquement disparu de sa voix, qui est devenue morne, terne. Je sors, mais une force contraire m'empêche de fermer la porte. Tom.
- ... Quoi ?
- Nan, rien.
Et il rentre. Et il referme la porte sur lui. Peut-être que mon ton était un peu trop excédé à son goût, mais tant pis, quoi - j'aime pas qu'on se foute de moi, qu'on me cache des choses, surtout quand on prétend rattrapper le temps perdu, rétablir une "amitié" après être rester trois ans sans donner signe de vie. L'amitié, c'est basé sur la confiance - la confiance réciproque. Il est con.

[ ... ]
[ Le lendemain - nan mais faut préciser, de temps en temps. ]

" Mais putain Bill tu peux pas écouter un peu ce qu'on te dit parfois !? "

Il est aux environs de midi. Je suis devant la chambre de Bill. Bon, voilà le décor. je suis là parce qu'il n'était pas en cours ce matin, donc je venais m'enquérir des motifs de cette absence. Et puis ça ma fournissait un prétexte, parce qu'honnêtement hier soir on ne s'est pas vraiment quitté en trés bons termes. Quel bel euphémisme. Bref, je voulais lui parler, mais il semble occupé.
Alors j'attends. Et oui, j'écoute aussi - c'est "pas bien", je sais, vilain moi vilain moi. Je devrais partir, faire comme si je n'avais rien entendu et revenir plus tard. Eh ben merde, je suis curieux.

" - Tu avais accepté ! Tu avais dit que tu ne viendrais pas !
- Désolé si ma présence t'a tant indisposé.
- Tu sais très bien que ce n'est pas du tout la question ! "Je vais très bien", hein ? C'est certainement parce que tu vas tellement "bien" que tu te défonces comme ça ?
- ...
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Pourquoi t'as changé d'avis ?
- Est-ce que ça te regarde ?
- Si on ... C'est pas pour te faire chier, c'est pour toi qu' --
- Je sais, je sais, bien sûr, tout le monde dit ça, c'est pas pour t'embêter, Bill, c'est pour ton bien ! Allez, fais ce que je te dis, Bill, je t'assure que ce sera le mieux pour toi, sois raisonnable, Bill --
- Arrête !
- Suce-moi, Bill, c'est le mieux que tu puisses faire, ne bouge pas, ce serait vraiment le plus intelligent, laisse-toi faire, tu sais bien que tout ce qui t'arrive et normal, Bill, et que c'est le mieux pour toi ...
- Mais tais-toi ! Et après avoir dit ça, tu prétendrais encore que tu vas bien ? Putain mais arrête ! Arrête de ... Qu'est-ce que tu cherches, à la fin ...
- Sors. Tu t'en fous, de ce que je veux. Tout ce qui t'intéresse, c'est de te donner l'air "gentil". Casse-toi.
- Tu ne --
- Dégage ! "


Quelques secondes de silence, puis Andreas sort en claquant la porte. Il ne me voit pas et se laisse tomber contre le mur, avait de se passer les mains sur le visage dans un geste éloquent. Il ne me remarque toujours pas. Moi, je crois que je suis un peu sonné. J'avais remarqué que Bill était ... enfin il y avait une partie de lui que je ne reconnaissais pas, mais ... enfi là ... Andreas se retourne tout à coup vers moi.
Il est surpris, et sans doutes sur le point de me demander, pour ne pas innover, si j'ai entendu mais ça doit être écrit sur mon visage en néon. Fluorescent - et en gros qui clignottent, en plus. Il me fixe un moment, puis regarde la porte. Soudainement il m'attrappe le bras, me tire jusqu'à elle, l'ouvre et me pousse sans ménagement ni plus de délicatesse dans la pièce en me disant :

" - Advienne que pourra. Il sourit. J'ai vu son sourire en coin.
- Hé ! " m'exclamé-je, mais il est trop tard.

Mais alors lui je lui tombe dessus jelui arrache les yeux et je fais de la limonade avec, et ensuite, je les lui fais bouffer. En attendant, je ne sais pas vraiment quoi dire à ce Bill dans la chambre duquel je viens de débouler de manière impromptue, et que je réalise que je ne connais pas - même s'il a tenté de me le faire oublier, et même si par bien des aspects, dans ses réactions surtout, il est encore comme ... "avant". Je ne peux évidemment pas partir en disant " Ah, désolé, Andy m'a poussé " parce que ce serait dégueulasse.
Andreas, fais attention de ne pas me croiser pendan au moins deux jours. Sinon, ça va être ta fête.


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Tada !
Bon, je vais pas faire un énorme racontage de life non plus mais je pète pas excessivement la forme en ce moment, j'en ai marre de tous ces gens qui ne s'intéressent à moi que parce que j'ai des bonnes notes, j'en ai marre des cours, des profs, de moi, enfin un peu de tout.
A part ça, je suis d'excellente humeur bien sûr.
J'ai encore fini le troisième Bartimeus, la Porte de Ptolémée, et est encore mort Nathaniel ... Ce livre finit toujours pareil u_u" *fait le mouvement ninja d'évitage de porte* Aha, aucune porte ne peut m'atteindre désormais ! Je suis inviciiiiiiiiible.

Küsse, je suis pressée [ TPE finis ! Presque xD ]
<3
Kapitaine

NB : Le titre ? J'en ai marre des titres qui ont un sens u_u". Ah, et je changerai ptêt' l'image.

# Posté le dimanche 03 février 2008 07:24

Modifié le vendredi 08 février 2008 09:02

Chapitre 2 - Youplaboum !

Chapitre 2 - Youplaboum !

POV Tom

Mes yeux parcourent hâtivement la pièce à la recherche d'inspiration. Oui mais voilà : pas moyen de trouver. Oh, non, cette pièce ne facilite pas ma recherche de quelque chose à dire. En fait, c'est un contexte qui me met un rien plus mal à l'aise. Je décide - j'ai pas vraiment d'autre choix - d'opter pour une franchise partielle qui puisse satisfaire à la fois la vraisemblance, moi et Bill. Espoir espoir.
Donc. C'était quoi ma super phrase déjà ? Je suis sur qu'elle était super ... Passable. A la rigueur.

" - Bonjour bonjour ... Je ... passais par là ... Et comme je ne t'ai pas aperçu ce matin, et que ... Enfin voilà, me voilà. J'ai expliqué quoi, là ? Je passais prendre de tes nouvelles.
- Comme c'est gentil de ta part.
Quelle désagréable impression qu'il se fout de ma gueule ... mais je m'y attendais, alors je reste de marbre, impassible tel le canari dans sa cage. Cette métaphore n'est peut-être pas très éloquente, en fait, mais c'est la première qui me vient à l'esprit.
- N'est-ce pas ?
- Tu n'aurais pas croisé Andreas en arrivant, par hasard ...
Oh non Bill, tu ne vas pas jouer à ça avec moi quand même ... Tu n'es pas stupide à ce point. Bon, d'accord, on dirait que si.
- Justement, si ! Je me demandais ce que tu avais pu lui faire pour qu'il soit tellement ... contrarié.
- Ah, il avait cet air là ? Bizarre ... Il est si lunatique.
- Ce n'est pas un des qualificatifs que j'aurais spontanément songé à lui appliquer, mais si c'est toi qui le dit ...
Objectivement - c'est pas pour me lancer des fleurs, loin de moi cette idée - on joue tous les deux extrêment bien au con. Cependant, ça commence à m'énerver.
- Il faut dire que ça fait longtemps que tu ne l'as pas vu. Peut-être que tu ne le connais plus tant que ça. Oh mais je vais lui faire bouffer ... hum ... sa chaise, pourquoi pas ? Il est tellement sur de lui, et puis surtout ça a l'air de lui faire tellement plaisir d'être désagréable. Des claques se perdent.
- Peut-être, mais il se peut qu'il soit devenu trop insupportable pour que je gagne à le connaître.
- Ca se peut
, dit-il en dardant sur moi un regard mauvais.
- Tu t'apprétais à me dire pourquoi tu n'étais pas là ce matin, feins-je de lui rappeler.
- Oh, je ne me sentais pas trés bien, mais rien de grave tu sais, pas la peine de t'inquiéter, j'étais juste un peu fatigué, ça arrive de temps en temps, j'ai l'habitude ...
- Ah, d'accord, ce n'est que ça, j'ai failli me faire du souci, surtout quand j'ai vu qu'Andreas aussi était passé, j'ai pensé qu'il s'insuiétait aussi alors tu vois ... Enfin tout va bien alors, c'est merveilleux !
- Mais oui !
- On se croirait au pays de Candy !
- C'est tout à fait ça ! "


Je me sens profondément débile. Et Bill est profondément débile. Et ce qu'on fait est profondément débile, moi j'aimerais simplement retrouver notre relation au point où on l'avait laissée, mais je sais qu'on ne revient pas en arrière, alors au moins en retrouver une parcelle, mais certainement pas qu'on s'engueule dès qu'on se voit ou qu'on ne se parle que comme ça. Allez, je vais calmer down et essayer de donner un autre tour à cette conversation. Mais vite, parce que Lena m'attend et qu'on doit aller bouffer et faire un tour et qu'elle m'a dit de ne pas l'abandonner trop longtemps et que sa compagnie est nettement plus agréable que celle de l'insecte maniaco-dépressif que semble être devenu Bill. Parce qu'elle est partie dans sa chambre se "refaire une beauté", même si elle est déjà magnifique au naturel, mais contrairement à une partie de la population féminine elle fait ça très vite, aussi ne puis-je m'attarder indéfiniment.
Je me creuse la cervelle. je pourrai lancer une petite plaisanterie bien tournée afin de détendre l'atmosphère tout en faisant oublier la manière déplorable dont cet échange verbal a commencé, mais aucune ne me vient à l'esprit et je ne suis nullement sûr que celà sierrait à Bill.
Peut-être devrais-je lui faire la démonstration de mon langage fleuri. Ou pas. Peut-être que je devrais être natuel. Oh, quel joli mot. Quel sympathique concept. Le naturel, la plus difficile des poses à prendre. Oh allez quoi, j'ai pas toute la vie devant moi ! J'ai faim.

" - Bon, j'suis pas là pour devenir plus con que nature moi. Je voulais savoir pourquoi t'étais pas là, et puis j'en sais certainement plus que je ne l'aurais voulu. C'est comme ça. Maintenant, si tu penses qu'on n'a rien de plus à se dire que ce qu'on s'est dit, c'est comme ça et j'y peux rien. Il hausse les sourcils. C'est très loin de ce que j'attendais et de la manière dont je concevais notre amitié, mais s'il apparaît qu'elle compte beaucoup plus pour moi que pour toi, et bien il vaut mieux que je le sache tout de suite. Il me regarde l'air étonné, je pensais qu'on avait déjà du lui dire la vérité de temps en temps mais apparemment pas, ou alors plus doucement. Ou moins rapidement, enfin bref, il semble un brin surpris.
- ... Qu'est-ce que tu racontes ?
- Arrêtes, t'as très bien compris. Et sinon, tu l'as fait exprès.
- Peut-être. Ecoute ...
- Oh non, commence pas comme ça.
"Ecoute", ça veut dire qu'on va sortir une connerie et qu'on le sait.
- La question, c'est pas l'importance que j'attache à telle ou telle chose - que ce soit toi, de l'amitié, des choses et des personnes diverses et variées. Le problème, c'est que moi, j'ai toujours pas retrouvé mes repères. Je te demande pas de comprendre quoi que ce soit, tu ne peux pas parce que tu ne sais pas. Et je n'ai pas envie que tu saches. J'ai besoin d'être comme ça, j'ai besoin d'une distance sécuritaire entre moi et les autres, c'est tout. Et le seul moyen, c'est d'être odieux. Ca me va. Ca vient assez naturellement.
- Donc, je ne suis qu'un "autre". Effectivement, des choses ont changé. C'est assez vexant.
- Tom, enfin ... D'abord, c'est faux. Ensuite, tu ne peux pas me demander de faire comme si le temps ça n'existait pas. "De l'eau a passé sous les ponts".
- C'est ce que tu as commencé par faire
, lui fais-je remarquer, mais sans animosité. Ce que je veux, c'est qu'il me parle vraiment, et même s'il prétend ne pas le faire, des choses transparaissent. C'est absolument merveilleux, l'inconscient.
- Je sais. Je sais ce que je fais, quand même. Il s'arrête un moment. Il se demande ce qu'il doit me dire ou non. Moi aussi je ... Je voudrais ... Ah il a du mal à le dire, hein. Mais je ne vais pas l'aider, ça non, en même pas 24 heures il m'a bien assez fait chier pour que je le laisse se démerder. Tu étais - tu es malgré tout resté - mon meilleur ami, et je ne tiens pas à ce que ça disparaisse ; même si je sais que je suis capable de détruire tout ça - tous nos souvenirs. Moi ... J'ai besoin de temps.
- Ca, ça ne veut rien dire. C'est on ne peut plus vide.
- C'est vrai. Interprète.
Il semble mal à l'aise. Ah ça, je suis sûr que je lui en ai fait dire beaucoup plus que ce qu'il souhaitait. mais en fin de compte, je ne suis pas bien plus avancé. Mais j'y tiens, moi, à Bill. Les amis c'est ... Un meilleur ami, je ne vois pas bien ce qu'il y a de plus précieux. Oh bordel, le cliché. Je suis crevé, et j'ai pas envie de dire d'autres conneries. Tu ... On se croise ce soir ? Il a une façon de dire et de demander les choses particulières ; une personne normale aurait dit : "Tu repasse ce soir ?" ou un truc du même tonneau - mais pas lui, ah non, tout doit être compliqué, quand ce n'est pas pire, subtil.
- Ca peut se faire, dis-je en me levant du bord de chaise où j'avais posé mon auguste derrière. ... J'ouvre la porte et me retourne. A plus alors. Et ... Oh, rien. Tu parles toujours bien.
- Je te retourne le compliment, si c'en était un. Allez, décale, on t'attend, non ? "


Je lui tire la langue et me casse. Tirer la langue. J'aime faire ma pseudo analyse psychologique personnelle, et ça, ça montre de manière extraordinairement flagrante que je m'accroche à mon amitié avec Bill sauvagement, parce que je ne me permettrais d'avoir l'air aussi stypide avec personne d'autre. Je suis un crétin ; tout ce que j'espère, c'est qu'il le sera autant que moi.
Lena se lève - parce qu'elle s'était assise par terre - avec une rapidité surprenante et me regarde avec un air de reproche. Je lui dit que je suis désolé navré attéré mortellement coupable de l'avoir fait tant attendre mon coeur, si tu veux tu pourras me fouetter pour ça oui mon trésor. Elle soupire.

" - Certes. Ce Bill ... C'est celui-là, ton fantastique meilleur ami ?
- Moui, c'est "celui-là".
- Ah. Il a l'air spécial, quand même.
Spécial, ça lui va bien, je lui dirait, qu'il est "spécial". Avec le même ton bien sûr, parce que sinon ça perd un peu de son sens. Et assez homosexuel.
- Ma douceur, tu es très clairvoyante ! Mais j'aime les gens spéciaux, tu vois, toi, c'est pareil, tu es spéciale, oh oui, monstrueusement spéciale, c'est comme ça que je t'aime. Tu vois, quelqu'un de banal aurait usé de périphrases. Toi, tu dis franchement ce que tu penses du cul de Bill. Tu es fantastique. Ca me fait penser à un truc ... Ce jean te va démentiellement bien. Ca donne envie de te ... Oh roule pas du cul ou je ne réponds plus de rien ! Rhaa, Lena ma beauté ...
- Que tu es con mon pauvre Tom
, dit-elle en se mettant à courir. Ca, c'est de la triche ; mes pantalons esthétiquement irréprochables ne sont pas fait pour la vulgarité de la course.

[ ... ]
Fin POV

" - Bon, j'y vais moi, j'ai promis à Elisa que je verrai avec elle ses histoires de mecs, de cul, de chausettes et de bonnets, tout un programme.
- Elisa, c'est celle qui est laide ?
demande Tom, l'air étonné. Ebahi.
- Elle n'est PAS laide.
- Elle est pas habillée, elle s'expose, c'est laid.
- Il me semblait que ça plaisait au mecs, l'indécence
, fait tranquillement remarquer Bill.
- Non, c'est ce qui est caché qui attire.
- Bref, on s'en tape ! A plus tard !
- Bisou mon coeur ! "


Elle s'exécute, Bill lève les yeux au ciel et en profite pour les détourner discrètement. Ca dure, Tom lui raconte encore deux ou trois conneries, elle rit et lui répond dans le même registre, regarde sa montre et s'écrie " Oh là là, je vais être en retard, en retard, terriblement en retard ! La reine va piquer une de ces colères ! ". La référence les fait sourire elle part finalement. Tom et lui se retrouvent seuls dans le couloir.

" - Ah, enfin ! soupire le brun, en lâchant un soupir prodigieusement long pour bien souligner son soulagement et son exaspération passée.
- Oh, arrête, t'exagères franchement.
- J'exagère quoi ? je l'aime pas.
- Tu n'arrive pas à ne pas lui parler, et en fait tu la supporte très bien parce qu'elle est délicieuse, charmante et que sa conversation est agréable sans être ni superficielle ni bassement intellectuelle. Non, je ne veux pas argumenter avec toi
, dit-il en coupant court à ce que Bill aurait éventuellement pu dire. Passons à un sujet moins conflictuel. Bill soupire encore.
- La pluie et le beau temps, peut-être ? J'aime le conflit, moi, c'est la qu'apparaît ma verve dans tout son rayonnant éclat. On pourrait reparler que notre dernière sortie commune ...
- Sans façons, merci
. Il immite le geste de la mouche en perdition fuyant la grenouille maléfique. Il semble que ce ne soit pas pour lui un particulièrement bon souvenir.
- Allez, fais pas ta mijaurée c'était pas si terrible ...
- Pardon ? C'était abominable.
- J'admets que cet endroit n'était pas très --
- Etait une bauge infâme.
- Si tu veux ...
concède-t-il en offrant une illustration parfaite de la contrition hypocrite.
- Bon, c'est pas tout ça mais moi, je bosse. A plus tard Capitaine.
- Travaille bien, Lieutenant de charme.
Ah, il remet ça ... Enfin quoi, mauvais souvenir, ça veut dire ce que ça veut dire ! Seulement, il ne lâche pas facilement.
- Hard Gay.
- Moi !? Jamais !
- Tu m'ajoutes encore "de charme" je t'arrache les yeux.
- ... T'es pas marrant.
- Bleh. "


Sur cette réplique spirituelle, Tom rentre dans sa chambre et Bill poursuit son chemin jusqu'à la sienne. Depuis cette "mauvais expérience", il n'a plus trainé Tom nulle part. Bientôt, il sera tant de remettre ça.
Ne vivons pas dans le passé.

[ ... ]

POV Tom

On glande. Oui, il faut bien l'avouer, nous glandons. Eh oh, c'est un samedi après-midi, c'est normal ! De plus, s'allonger et penser est la plus noble des activité. J'aurais du vivre deux siècles plus tôt en Angleterre et être un dandy. Je m'y vois très bien.
Lena d'amour est allongée à côté de moi et de temps en temps elle m'embrasse délicatement.
Soudain, un son vient perturber, strident, notre calme olympien. C'est la sonnerie de mon téléphone. Nan, je ne peux pas, désolé, je suis à l'état larvaire, je ne puis me mouvoir. C'est bien triste mais c'est ainsi, non vraiment, innutile d'insiter. Ma chérie si bienveillante se propose de décrocher. Je la remercie chaleureusement mais pas trop histoire qu'elle ait le temps d'appuyer sur le bouton vert avant que ça ne s'arrête de sonner, quand même.

" Allô ? ... De la part de qui ? ... Mais ! ... Que ... je ... ! Tiens, c'est un connard pour toi ! "

Elle me passe rageusement mon pauvre portable pourtant bien innocent.
" Un connard pour moi " ... J'ai comme une intuition. Je allote - du verbe alloter, qui signifie dire allô - et bingo qui est-ce ? Mais oui c'est lui, c'est bel et bien lui, c'est Bill.
Quelle surprise vraiment ! Il a bien mis Lena en rogne en tout cas.

" - Qu'est-ce que tu lui as dit ? interrogeais-je, curieux.
- Un truc du genre " Passe-moi Tom ", et vu qu'elle voulait savoir qui j'étais j'ai dit " Quelqu'un d'au moins mille fois plus intéressant et important que toi, salope, alors maintenant ferme-la et passe-le moi. " Après je l'ai remerciée, mais je ne suis pas sûr qu'elle écoutait encore. Ca justifie assez bien sa réaction, et Bill est vraiment monstrueux, et grossier quand il s'y met, quand même ... Mais avec une certaine note de civilisation qui est appréciable.
- Uwah, mais qu'est-ce qu'elle t'a fait ? Tu ne pourrais pas ... être un peu modéremment pas trop désagréable parfois ? Pas tout le temps, de temps à autres seulement ?
- Nan, et puis écoute Tom, c'est quand même pas de ma faute si je peux pas saquer la pétasse que tu payes en nature comme standardiste. C'est instinctif.
- Tu crains ...
Et pas qu'un peu.
- Non mais je veux bien te croire si tu me dis qu'elle baise bien - ou plutôt qu'elle se fait bien sauter - mais essaie pas de me faire croire qu'elle peut penser.
- Je n'en avais certes nullement l'intention.
Essayer de faire changer Bill d'avis, c'est ... les travaux d'Hercule, à côté, c'était vraiment rien.
- Elle est toujours dans le coin ?
- Oui, pourquoi, ça te gêne ?
- ... Pas particulièrement. Je peux crier connasse très fort ?
- Non.
Quel crétin mais quel crétin mais quel crétin. Pour résumer. Au fait, t'appelais pour quoi exactement ?
- Euh ... Laisse-moi le temps de m'en souvenir. Ca va bien toi, bonne nuit je suppute ?
Ah le jeu de mots, ah il est fin, ah il est débile mais ça me tue.
- Oui, merci bien, et toi ?
- Pas vraiment dormi. Crevé. Et puis j'ai faim.
- Du style télégraphique, hein ?
- C'est bon, j'viens de me lever ...
Peurdon ?
- Il est une heure, lui dis-je, au cas où il n'en serait pas conscient.
- Eh ouais.
- Help.
[ Spéciale Cacedédi au BEAAAAAAAAAAAAAAAAATLES ! =D ]
- Bon. En fait, je voulais savoir si tu faisais quelque chose de spécial ce soir. Allez Tom, du courage, tourne-toi vers l'avenir, il n'y a aucune raison que demain ressemble à hier.
- Euh ... Non.
- Génial. Hum ... On se retrouve ...
- Je mettrai pas mon cul devant un endroit louche.
- Louche ? Voyons, je ne connais nul endroit louche ! Enfin, je ne t'y enverrais pas tout seul. Pfft ... Bon, devant l'entrée principale alors ?
- Quand ?
Parce que ça, ce serait typique Bill, d'oublier le quand.
- Ah oui. ... 19 heures, non, c'est trop tôt, hein ? 9 heures, plutôt. Plus tard tu ne voudrais pas. T'façons vers minuit ça commence à craindre sérieusement, là-bas. Bon, ben à tout --
- Où ça, là-bas ? Et comment ça "craindre sérieusement" ?
- ... A tout-à-l'heure ! T'inquiètes, tu seras avec moi ... C'est sensé me rassurer, ça ? Putain, mais où va-t-il me trainer ... Ils me connaissent, ils m'aiment bien. Ou ils me déstestent, c'est selon.
- ...
- Tu serais peut-être plus en sécurité seul. Enfin bref.
- Hé !
- Sois pas trop en retard !
- Bi -- "


Putain il a raccroché. Ce con. Bon, où va-t-il me faire mettre les pieds ?
Et puis surtout, comment je vais m'habiller ? Parce que Bill a mortellement la classe quand il veut, et il faut que je sois au moins à la hauteur. SOS Lena, c'est parti. C'est toujours pratique de connaître quelqu'un qui a du goût. Surtout quelqu'un qui vous habille en accompagnant le tout de mirifiques caresses ...
Ouvertures des placards. Let's fight.



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Et voilà ! Le chapitre deux - enfin !
Ah oui, désolée de ce retard immense, mon emploi du temps a été perturbé.
Bon, je veux pas jeter des fleurs, mais je trouve ce chapitre merveilleux, tout simplement mer-veill-eux. Du point de vu de l'écriture, j'entend. Mes dialogues sont ... enfin je me la ferme, parce que si quelqu'un n'est pas d'accord ... Meuh nan je tape personne !
Bref. et puis ce qui s'y passe n'est pas mal non plus, je trouve. Bref, je l'adore.
*s'auto-contragule à mort*
Je suis vraiment fière de moi, là.

Allez Tchüss les p'tits choux #BAM# Et merde, une porte furtive, elle m'a eue !
Liebe,
Kanhabis

# Posté le dimanche 02 mars 2008 19:16

Modifié le lundi 03 mars 2008 18:06

Kaillou qui amasse mousse

Kaillou qui amasse mousse
Bon, j'ai zéro motivation pour écrire ça en ce moment u_u", je sais pas pourquoi du tout, j'suis même pas lassée, j'y arrive juste pas, j'ai envie de faire autre chose.
Donc, je me mets en pause écriturienne.
Par contre, je lis toujours, donc c'est gentil de continuer à me prévenir des suites et tout quand même <3.
Je sais pas quand je m'y remettrai, peut-être bientôt, peut-être pas, peut-être jamais. En tout cas, quand je reprendrai, j'espère que vous serez toujours là.
Je vous neeeeem grave <3

Kanharchïe

Ben en fait ...
Si, c'est fini --"

See you later ( pas forcément )

# Posté le lundi 24 mars 2008 09:35

Modifié le mardi 24 juin 2008 05:01