POV TomRentrée. piou, je flipperais sans doutes à mort si j'étais tout seul pour affronter ça. Je me sens un peu petit ici. Mais Gustav et Georg débarquent avec moi, et normalement je devrais retrouver Andy. On est plus ou moins resté "in touch", mais ça fait quand même un an qu'on ne s'est pas vus. Je me demande à quoi il ressemble maintenant. Je ne pense pas qu'il puisse avoir beaucoup changé. Certainement toujours aussi blond et festif. Il doit se sentir bien, ici. Je déstresse ... Pour moi aussi, tout ira bien, merci. Lena m'embrasse dans le cou, je lui souris. Elle aussi m'a suivi. enfin non, c'est pas exactement l'idée. Venir à Berlin ... C'était une décision collective, pour s'enfuir, un peu ... Et puis Andreas avait l'air tellement content de s'être taillé ... C'était hors de question de rester à se faire chier à trouland-en-ex-Allemagne-de-l'Est alors que lui avait cessé de moisir là-bas. A propos, ça serait chouette de réussir à tomber sur lui.
Cherchons-le donc. On ne doit pas suivre exactement les mêmes cours, mais on devrait bien réussir à se croiser. Au moins dans un couloir.
[ ... ]
Il parle toujours autant. J'arrive même pas à savoir quand il respire tellement il parle. Enfin, en substance, il est méga-heureux ici, ses soirées sont fort remplies. Et il est très content de nous voir, nous aussi Andy, merci merci. Tout à coup une voix l'interrompt abruptement.
" - Tom ?
- Ah, salut tafiole. T'as dessaoulé ?
- Bonjour salope. Toi aussi t'as l'air d'avoir plutôt bien récupéré.
- Bill !? Mais que ... "Ah oui, c'est vrai que quand il était parti, il avait déménagé pas loin de Berlin ... Mais bon, je ne m'y attendais quand même pas. Si je suis réjoui de le retrouver, c'est loin d'être le cas de Gus et Georg. Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi ils ne l'aimaient pas.
" - Oh ! Gustav ! et Georg ! En fait, peut-être que je comprends.
Et ... qui es-tu ? demande-t-il en souriant à Lena, qui lui sourit alors de même.
- Lena.
- Mais encore ? Il suit son bras des yeux.
Ah d'accord. T'as bon goût.
- Merci.
- Et imagine deux secondes que j'ai parlé de ses vêtements ?
- ... Pfft. Il prend l'air exaspéré, mais ne tient pas longtemps.
- Alors comme ça vous voilà ?
- Comme tu vois. T'es très perspicace.
- Je pensais vraiment pas te revoir un jour, tu sais.
- On dirait que ça te fait plaisir.
- Un peu. Allez, raconte, c'était comment ces années de plus dans le trou du cul du monde ? "
[ ... ]
Il n'a pas changé de visage, sauf qu'il s'est un peu aminci, mais ses cheveux ont poussé, toujours teints, et il a grandi, bien sûr, il est incroyablement élancé, et toujours incroyablement beau, et gentil - avec moi en tout cas, parce qu'il ne s'entend définitvement pas avec Georg et Gustav qui le lui rendent bien, et sa relation avec Andreas est bizarre : ils n'ont pas l'air de ses détester, mais est-ce qu'entre amis on s'appelle " tafiole" et "salope" avec ce ton si méprisant, tellement distant ? Bah, peu importe. Il faudrait qu'on m'opère le cerveau pour enlever cette partie qui a trop tendance à se mêler de ce qui ne la regarde pas, et à se faire trop de souci pour les autres. Mais c'est risqué, d'opérer la cervelle ...
Il y a peut-être quelque chose de changé dans son regard - mais je suppose que dans le mien aussi, et que c'est pareil pour tout le monde, on ne reste pas un enfant toute sa vie. Il se plait beaucoup ici lui aussi, mais il n'est ni aussi enthousiaste ni aussi satisfait qu'Andreas. Il est de nature insatisfaite, mais je pensais que c'était du à cette ville, à ce coin pourri ... Mais en fait, ça doit faire partie de lui.
Moins viril que jamais, mais en même temps il n'est pas maniéré et reste très naturel, si on excapte l'abondante couche de khôl et divers eyeliners qui lui barbouillent les yeux. Sa voix et plus posée que dans mes souvenirs, mais évidemment ceux-ci ne datent pas d'hier. Donc, malgré cette couche de maquillage on remarque aisément qu'il est crevé. Pourtant, normalement, les vacances c'est fait pour se reposer. Même s'il sourit, parfois quand il parle on le sent sombre. Il faudrait que j'arrête de penser à des trucs comme ça. Sérieusement. S'inquiéter, ça donne des rides.
Il n'a jamais été très "joyeux", même si je peux personnellement me vanter de l'avoir beaucoup fait rire et sourire. Après tout ça fait quoi ... Trois ans qu'on s'est vus pour la dernière fois, c'est normal que je ne le reconnaisse pas tout à fait - et puis moi aussi, je suppose que j'ai changé. Et en fait, on - il - a balayé tout ça en quelques secondes. Aucune gêne. Il est comme ça.
Et en fait on était super proches, avant, on était ... " meilleurs amis". Assez inséparables, et à l'époque, je pense qu'on n'imaginait même pas que ce soit possible pour nous de passer trois ans sans se voir. Mais c'est arrivé quand même. Donc, très prochez, oui. Je ne me souviens pas de journées passées sans le voir, lui parler, ou lui téléphoner. On se bombardait de textos innutiles. C'était peut-être pour ça aussi, que les autres ne l'aimaient pas.
Bref, cette journée fut en somme fantastique, parce que Berlin c'est classe, les gens sont classe - si on généralise - , tout s'est bien passé, et retrouver Andy et Bill c'était ... fantastique.
Il faut que j'arrête mon délire sur Berlin, ça fait trop provincial attardé, et aussi que j'arrête de sourire tout seul. Gustav; Georg et Andreasont pris des apparts en colloc' à l'extérieur, mais Lena, Bill et moi vivrons dans l'internat de la fac. C'est pas trop mal foutu, objectivement, et je pense que je réussirai vite à m'approprier la pièce. C'est assez grand, et au dessus de mes espérances.
Bill m'a "invité" à passer le voir vers -- eh c'est dans cinq minutes ! Wouh. Sa chambre, je suis sûr qu'elle lui ressemble. Il déteint sur tout ce qui l'entoure - avant, il déteignait pas mal sur moi, aussi, et je me demande si cette fois je saurais me soustraire à son influence maléfique. Hum, je pars tout seul dans un vieux trip. Ca dépendra beaucoup de ce qu'il devient, je pense. Bon, allons-y. Je ne vais pas me faire attendre, non plus. Je sors, ferme la porte. 208, m'a-t-il dit. Ca doit pas être bien loin.
Aha ! La musique au volume un peu élevé et le numéro au-dessus de la porte semblent indiquer sans qu'on puisse s'u méprendre le moins du monde que je touche au but. Je suis pas certain qu'il entende si je frappe, mais essayons quand même. Le monde appartient aux audacieux. Cette citation ne s'applique par forcément exactement au contexte, mais je ne suis pas pointilleux avec mes pensées.
Contre toute attente il semble entendre et le vaca -- la musique s'arrête, avant qu'il ne vienne m'ouvrir. Il a l'air un peu HS, je suppute qu'il rattrapait des heures de sommeil. Dans ce bruit. Parfaitement, tout à fait.
" - Ha ... Tom. T'es ponctuel.
- ... Je te dérange, peut-être.
- Non, nan ... C'est pas comme si je pouvais vraiment me reposer. Reste pas là, entre donc ", dit-il en se dégageant de l'entrebaillement de la porte. Eh gros malin, j'étais sensé entrer comment ? Je le suis.
La lumière est assurée par une ampoule nue pendant du plafond, fils apparents, et deux lampes situées à un bout et à l'autre de la pièce qui donnent une lueur vaguement rougeoyante.
Sur les murs, on a balancé de la peinture rouge et noir qui fait de grandes taches sur la blanche originelle que l'on apperçoit encore en dessous par endroits. Des mots et des phrases sans lien apparent entre eux sont écrits sur ces mêmes murs, en blanc sur le noir et en noir sur le reste. Parfois, ce n'est rien. D'autre sont gênants. " Immondice " " Je n'ai pas voulu ça ". Dans un coin, près de la porte, on trouve " Heureux hasard ", aussi. Bon, j'arrête ici ma lecture. Ca me met mal à l'aise, je trouve ça indécent.
A part la déco, ce que je remarque surtout c'est que c'est le bordel. Rien n'est rangé, ou en tout cas pas au sens habituel du terme, il y a un bureau mais j'ai peine à croire qu'on puisse ne serait-ce qu'y poser une feuille de papier, les livres et les vêtements s'empilent par terre, les feuilles chiffonées s'accumulent autour et dans la corbeille, et évidemment, une immense pile de CD tient en équilibre précaire à côté d'une chaine équipée d'enceintes qui ont du coûter une fortune.
Par contre, le lit est fait. Bizarre, ce désordre, je me le rappelais comme plutôt maniaque.
Cette chambre est exagérément glauque et sombre. On dirait qu'il s'enferme sciemment, volontairement dans cette atmosphère un brin oppressante. Je me permets d'ouvrir la fenêtre. Ah, je me sens mieux.
Etrange, tout cela. Effectivement, il peut s'en passer des choses, en trois ans.
Le flot de ses paroles est constant, il n'arrête pas, parlant de tout ce qui lui passe par la tête. Il finit par s'interrompre un instant, puis demande :
" - Mais en fait, c'est quoi ce débarquement en groupe ?
- Disons ... Qu'on s'est collectivement aperçu qu'on en avait plus que marre du "trou du cul du monde".
- Ca se comprend.
- N'est-ce pas ?
- Et cette Lena, tu la sors d'où ? Je m'en souviens pas du tout ...
- Tu l'as pas connue. Elle est arrivée un an après ton départ.
- Ah. Une espèce d'ombre passe assombrit momentanément ses traits, mais son sourire la chasse aussitôt.
Plutôt mignonne.
- Je trouve aussi. Sans blagues ?
Pourquoi tu vis ici, au fait ? Si je me souviens bien, ton père ... Enfin t'aurais largement les moyens de vivre à l'extérieur, non ?
- C'est pas ... On n'est plus vraiment en contact. Et avec ma mère non plus, au cas où tu voudrais savoir.
- Oh. "Des questions me brûlent les lèvres, mais je n'ose pas les poser, elles me semblent ridicule, gamines et déplacées : pourquoi n'est-on pas resté ... "en contact" ? Pourquoi n'a-t-il progressivement plus répondu à aucun de mes appels, et si peu souvent à mes textos que j'ai fini par croire qu'il m'avait vite oublié ? D'ailleurs, peut-être que c'est le cas et qu'il joue la comédie. C'est une piste à ne pas négliger. Comment est-ce qu'on a pu se perdre si totalement de vue alors qu'on était tellement ... Je ne le regarde pas en face, et une gêne palpable s'installe. Ca me déplait.
" Il y a eu des moments difficiles ", dit-il, semblant deviner à quoi je pense. Il ne s'excuse pas, ce n'est pas ça. Il expose un fait, c'est tout. Avec un froid détachement, comme si ça ne le concernait pas.
" Des moments difficiles ". Pour moi aussi, il y en a eu. C'est dans ces moments là que j'ai eu besoin de lui, dans ce genre de moments qu'il aurait du avoir besoin de moi. Il n'a pas l'air disposé à m'en dire plus, alors mieux vaut laisser ça de côté pour l'instant. Je prends l'initiative heureuse pour mes jambes de m'asseoir sur la chaise du bureau, qui a l'infinie chance de n'être recouverte de rien.
" T'assistes à quels cours ? "Il semble content que je prenne la parole et s'empresse de me répondre. On en a plein en commun, et ça c'est bien. Ca évite beaucoup d'inconvénients, comme les incompatibilités emplois-du-temporelles.
On bavarde, on bavarde et à un moment quelqu'un frappe. Il se lève et va ouvrir. Et sur le seuil, il ne s'agit pas moins que ... d'Andreas. Ah bon. Mais qu'est-ce qu'il fout encore là ?
" - Qu'est-ce qu'il y a ?
- Kat m'a demandé de -- ah, tiens, re-salut, Tom. Donc, euh ...
- Oui ?
- Elle dit que si tu veux bien, je peux ... Que tu n'as pas besoin de te déplacer ce soir, parce qu'elle est beaucoup beaucoup trop gentille avec toi, elle trouve que t'as pas l'air super en forme et que tu pourrais --
- Me reposer. Putain ... Il me jette un bref coup d'oeil et parcourt sa chambre des yeux, à la recherche d'un inspiration soudaine ou d'un signe pour savoir quoi répondre. Sa quête reste vaine.
Okay. Mais dis-lui que je vais très bien. Et j'aimerais que vous vous mettiez tous ça dans le crâne : je vais très bien.
- Mais oui. Bon, à plus. Et il ressort. Andreas, plus rapide que la lumière.
- De quoi il parlait ?
- De rien d'important.
- Ah, vraiment ?
- Dis, tu vas pas lui manquer à ta Lena ? Ah carrément, on me chasse.
- ... Qu'est-ce que j'ai dit ?
- Rien, rien, mais ...
- J'aime pas tellement qu'on me prenne pour un con.
- Ce n'est pas --
- Non, mais c'est bon. Allez, à demain.
- A demain. Toute trace d'enthousiasme a brusquement disparu de sa voix, qui est devenue morne, terne. Je sors, mais une force contraire m'empêche de fermer la porte.
Tom.
- ... Quoi ?
- Nan, rien. Et il rentre. Et il referme la porte sur lui. Peut-être que mon ton était un peu trop excédé à son goût, mais tant pis, quoi - j'aime pas qu'on se foute de moi, qu'on me cache des choses, surtout quand on prétend rattrapper le temps perdu, rétablir une "amitié" après être rester trois ans sans donner signe de vie. L'amitié, c'est basé sur la confiance - la confiance réciproque. Il est con.
[ ... ]
[ Le lendemain - nan mais faut préciser, de temps en temps. ]
" Mais putain Bill tu peux pas écouter un peu ce qu'on te dit parfois !? "Il est aux environs de midi. Je suis devant la chambre de Bill. Bon, voilà le décor. je suis là parce qu'il n'était pas en cours ce matin, donc je venais m'enquérir des motifs de cette absence. Et puis ça ma fournissait un prétexte, parce qu'honnêtement hier soir on ne s'est pas vraiment quitté en trés bons termes. Quel bel euphémisme. Bref, je voulais lui parler, mais il semble occupé.
Alors j'attends. Et oui, j'écoute aussi - c'est "pas bien", je sais, vilain moi vilain moi. Je devrais partir, faire comme si je n'avais rien entendu et revenir plus tard. Eh ben merde, je suis curieux.
" - Tu avais accepté ! Tu avais dit que tu ne viendrais pas !
- Désolé si ma présence t'a tant indisposé.
- Tu sais très bien que ce n'est pas du tout la question ! "Je vais très bien", hein ? C'est certainement parce que tu vas tellement "bien" que tu te défonces comme ça ?
- ...
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Pourquoi t'as changé d'avis ?
- Est-ce que ça te regarde ?
- Si on ... C'est pas pour te faire chier, c'est pour toi qu' --
- Je sais, je sais, bien sûr, tout le monde dit ça, c'est pas pour t'embêter, Bill, c'est pour ton bien ! Allez, fais ce que je te dis, Bill, je t'assure que ce sera le mieux pour toi, sois raisonnable, Bill --
- Arrête !
- Suce-moi, Bill, c'est le mieux que tu puisses faire, ne bouge pas, ce serait vraiment le plus intelligent, laisse-toi faire, tu sais bien que tout ce qui t'arrive et normal, Bill, et que c'est le mieux pour toi ...
- Mais tais-toi ! Et après avoir dit ça, tu prétendrais encore que tu vas bien ? Putain mais arrête ! Arrête de ... Qu'est-ce que tu cherches, à la fin ...
- Sors. Tu t'en fous, de ce que je veux. Tout ce qui t'intéresse, c'est de te donner l'air "gentil". Casse-toi.
- Tu ne --
- Dégage ! "Quelques secondes de silence, puis Andreas sort en claquant la porte. Il ne me voit pas et se laisse tomber contre le mur, avait de se passer les mains sur le visage dans un geste éloquent. Il ne me remarque toujours pas. Moi, je crois que je suis un peu sonné. J'avais remarqué que Bill était ... enfin il y avait une partie de lui que je ne reconnaissais pas, mais ... enfi là ... Andreas se retourne tout à coup vers moi.
Il est surpris, et sans doutes sur le point de me demander, pour ne pas innover, si j'ai entendu mais ça doit être écrit sur mon visage en néon. Fluorescent - et en gros qui clignottent, en plus. Il me fixe un moment, puis regarde la porte. Soudainement il m'attrappe le bras, me tire jusqu'à elle, l'ouvre et me pousse sans ménagement ni plus de délicatesse dans la pièce en me disant :
" - Advienne que pourra. Il sourit. J'ai vu son sourire en coin.
- Hé ! " m'exclamé-je, mais il est trop tard.
Mais alors lui je lui tombe dessus jelui arrache les yeux et je fais de la limonade avec, et ensuite, je les lui fais bouffer. En attendant, je ne sais pas vraiment quoi dire à ce Bill dans la chambre duquel je viens de débouler de manière impromptue, et que je réalise que je ne connais pas - même s'il a tenté de me le faire oublier, et même si par bien des aspects, dans ses réactions surtout, il est encore comme ... "avant". Je ne peux évidemment pas partir en disant " Ah, désolé, Andy m'a poussé " parce que ce serait dégueulasse.
Andreas, fais attention de ne pas me croiser pendan au moins deux jours. Sinon, ça va être ta fête.
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Tada !
Bon, je vais pas faire un énorme racontage de life non plus mais je pète pas excessivement la forme en ce moment, j'en ai marre de tous ces gens qui ne s'intéressent à moi que parce que j'ai des bonnes notes, j'en ai marre des cours, des profs, de moi, enfin un peu de tout.
A part ça, je suis d'excellente humeur bien sûr.
J'ai encore fini le troisième Bartimeus, la Porte de Ptolémée, et est encore mort Nathaniel ... Ce livre finit toujours pareil u_u" *fait le mouvement ninja d'évitage de porte* Aha, aucune porte ne peut m'atteindre désormais ! Je suis inviciiiiiiiiible.
Küsse, je suis pressée [ TPE finis ! Presque xD ]
<3
Kapitaine
NB : Le titre ? J'en ai marre des titres qui ont un sens u_u". Ah, et je changerai ptêt' l'image.